Chute de cheveux : que faire, comment l'arrêter ?

Posté le 12 Decembre 2019 dans Conseils
Le cheveu a une espérance de vie d'environ 3 ans, un cycle au cours duquel il croit (phase anagène), stagne (phase catagène) puis tombe (phase télogène). Au cours d'une vie, nous avons environ 25 cycles capillaires.
Mais dans le cas de l’homme comme de la femme, ces cycles peuvent se raccourcir. Voyons pourquoi le cheveu est amené à croître moins ou tomber plus vite et les solutions qui existent.
 

Pourquoi mes cheveux tombent...

Il existe des causes externes et internes pouvant provoquer une alopécie.

Commençons par les principaux facteurs internes

L’âge : Lorsque nous vieillissons, notre densité capillaire s’affaiblie naturellement. Il s’agit d’un phénomène multifactoriel lié à une diminution de notre capital collagène, un affinement du cuir chevelu, une efficacité moindre de la vascularisation, l’épuisement des cycles de vie du cheveu sur certaines zones du cuir chevelu, des difficultés grandissantes à assimiler et fixer les éléments nutritionnels indispensables à la bonne évolution de nos cheveux. 

En avançant dans l’âge, il apparaît des modifications physiologiques importantes pouvant avoir un impact négatif sur la bonne évolution de nos cheveux.

Pour les femmes, la ménopause par exemple, s’accompagne souvent, d’un changement de nature du cheveu, d’un cuir chevelu inflammatoire, voire d’une perte de densité capillaire, localisé sur le sommet du crâne. Cela s’explique par les bouleversements hormonaux inhérents à cette phase de la vie chez les femmes.
Pour les hommes, cela se traduit le plus souvent par un recul de la ligne frontale, un élargissement des golfs, un éclaircissement de la zone tonsurale, avec comme stade ultime la calvitie.

Pour une grande majorité d’entre eux, l’alopécie androgénétique est en cause, plus ou moins précoce, qui progressivement, elle peut évoluer jusqu’à la calvitie si on n’envisage pas de ralentir les premiers symptômes dès leur apparition.

La nature du cheveu est importante : plus notre cheveu est fin, plus les problématiques, pouvant impacter sa bonne évolution, seront visibles. 
Le pouvoir couvrant d’un cheveu est proportionnel à son épaisseur. La nature du cheveu est génétique mais il est possible de lui apporter les éléments essentiels pour son épanouissement.  

Les dérèglements hormonaux : vous l’aurez compris, ils constituent un des facteurs principaux des chutes de cheveux. A chaque phase de modification hormonale les cheveux évoluent. C’est le cas de la période de la ménopause mais aussi lors de la grossesse et après l’accouchement.

Durant la grossesse, généralement, grâce à la production importante d’œstrogène les femmes constatent une amélioration de la nature de leurs cheveux, une meilleure densité.

Après la naissance de son enfant, cette fabrication chute brutalement. On parlera alors d’une alopécie post partum. Cette chute anormale, qui est dite « acquise » (réactionnelle) se régule, en principe, naturellement, 3 à 6 mois après la naissance. Cependant, il arrive que celle-ci devienne chronique et perdure. 
 
Si on n’y prête pas attention, qu’on ne la corrige pas à temps, par des soins adaptés, la personne présentant cette problématique risque de perdre jusqu’à 30% de sa masse capillaire !

Quant aux causes externes, elles peuvent être nombreuses, il faut les identifier et les corriger

Le stress : qu’il soit contextuel (surcharge de travail, difficultés sociales, sentimentales, choc émotionnel…), ou structurel (nature anxieuse, état dépressif) va provoquer des réactions en chaine dans notre organisme qui, auront un impact négatif sur notre état de santé et, tout particulièrement sur la bonne évolution de nos cheveux.

L’alimentation
: même si cela peut nous paraître évident, nous ignorons trop souvent le lien direct qui existe entre notre alimentation, notre système digestif et la bonne évolution de nos cheveux ! Les carences en fer et en vitamines par exemple, accentuent la perte de cheveux. Il est très important de respecter un équilibre dans notre organisme et, pour ce faire, d’entretenir une alimentation saine et variée. Il est utile d’avoir connaissance des aliments favorisant le maintien de cet équilibre, déterminant pour notre bonne santé en général, et tout particulièrement pour nos cheveux.

Les techniques de coiffages dites agressives, les produits capillaires inadaptés
: (plaques à lisser, brushings intensifs, lissage brésilien, tresses, rajouts, colorations ou décolorations chimiques, méchages, permanentes intensives, shampoings inadaptés…), les personnes qui en abusent abîment le cheveu et sa racine ou tige capillaire. La chute est alors plus rapide, la structure du cheveu fragilisée, l’équilibre du film hydrolipidique protégeant le cuir chevelu est perturbé, cheveux cassants, secs…, la liste est longue ! 

Le changement de saison : à certaines périodes de l’année, particulièrement au printemps et à l’automne, cette chute quotidienne normale peut se manifester de manière plus prononcée et, dépasser ce seuil critique de 100 cheveux par jour.

On parle alors d’une chute saisonnière que l’on pourrait également apparenter à une phase télogene trop importante, en réaction à un changement climatique. Tout comme après une naissance, ce phénomène doit normalement se réguler au bout de trois semaines à deux mois. S’il perdure, il est fortement conseiller de consulter un capidermologue. 
 
Il est utile de retenir que ces chutes saisonnières peuvent être anticipées et diminuées par des soins préventifs.

L’alopécie médicamenteuse : certains traitements médicaux ou médicaments peuvent être à l’origine d’une alopécie ou y contribuer fortement. La chute des cheveux est alors liée aux effets secondaires de ces derniers. L’exemple le plus probant étant la chimiothérapie.

Certains médicaments de la famille des antidépresseurs tout comme certains moyens de contraception peuvent avoir de effets secondaires importants sur l’état capillaire. Généralement, la chute de cheveux est inscrite dans la liste des effets secondaires pouvant apparaître suite à la prise de certains médicaments. L’objectif n’est pas d’arrêter un traitement capillaire sous prétexte qu’il provoque une chute de cheveux importante, mais d’en être informé pour mieux comprendre les raisons de cette chute et de mettre en œuvre un programme de soin capillaire adapté pour, si possible, réguler au mieux ces effets secondaires.

Lorsque le traitement capillaire sera terminé l’accompagnement éclairé du capidermologue, permettra de trouver les meilleures solutions pour pallier à l’absence de cheveux, à optimiser la repousse, ou obtenir une correction en cas de perte de densité. 
 

Les bonnes habitudes à prendre

Voici dans le désordre quelques recommandations qui vous aideront à prendre soin de vos cheveux
 
  • Il faut éviter les méthodes de coiffage agressives, ou limiter au minimum leur pratique.
     
  • De préférence, laissez sécher vos cheveux à l’air libre. Si vous ne pouvez pas vous passer du sèche-cheveux, privilégiez les programmes froids ou à température très modérée. 
     
  • Utilisez des shampoings respectant l’équilibre naturel de votre cuir chevelu. Lorsque vous les rincez, diminuer la température de l’eau. Rincez vos cheveux à l’eau claire après la piscine ou la plage. 
     
  • En été, portez une casquette ou un couvre-chef léger pour protéger votre cuir chevelu des UV. En hiver, portez un couvre-chef chaud pour protéger votre cuir chevelu du froid.  
     
  • Adoptez un rythme de vie plus sain, avec des horaires de sommeil réguliers (environ 8 heures par nuit).
     
  • Une hydratation tout au long de la journée (1,5 à 2 L par jour, un peu plus en été).
     
  • Une alimentation variée et équilibrée.
     
  • Eviter la sur sédentarisation, en pratiquant un minimum d’exercice physique, de manière régulière et raisonnée.  


Les soins capillaires

Il existe des lotions régulant la chute de cheveux, ou corrigeant les différentes problématiques connues pour le cuir chevelu : ces formules intègrent des huiles essentielles et des actifs qui purifient, dynamisent, apaisent, régénèrent le cuir chevelu

Vous ressentez alors moins de démangeaisons, votre cheveu est plus souple et plus résistant, votre cuir chevelu retrouve son équilibre, nécessaire au bon développement de vos cheveux. 

Des shampoings spécialement conçus pour restaurer et respecter l’équilibre naturel de votre cuir chevelu. Avec une gamme variée, selon les problématiques rencontrées, la fréquence de vos lavages.

Notez que le massage capillaire stimule la vascularisation du cuir chevelu : mobilisez doucement votre cuir chevelu quand vous vous faites un shampooing.
Outre les shampoings et lotions, on trouve les compléments alimentaires

Idéale, avant le changement de saison, la cure vous apporte les sels minéraux, les vitamines et oligo-éléments pour anticiper et diminuer les chutes saisonnières. 

Ils vous aideront également à compenser provisoirement d’éventuelles carences alimentaires, qui évidemment devront être comblées par une alimentation saine et équilibrée.

 

La Luminodermie

Indolore et non-invasive, la luminodermie est une biotechnologie utilisée dans de nombreux domaines médicaux. Sous un casque à l’ergonomie spécialement conçue, votre cuir chevelu bénéficiera des vertus d’une combinaison de lumière basse énergie (sans UV) dont les longueurs d’ondes et les actions auront été prédéfinies par le spécialiste. 

Cette lumière réactive l’élastine, le collagène et la mitose cellulaire. Résultat : la production de cheveux se réactive. Autre effet bénéfique : la luminodermie s’avère très efficace dans le traitement des dermatoses et freine le vieillissement cellulaire. Des effets qui ont été prouvés scientifiquement : on constate une amélioration renforcée lorsqu’elle est associée aux autres soins capillaires.

Les centres capillaire Aderans sont équipés des machines les plus performantes, dont les programmes de soins pourront être adaptés en fonction de la  problématique rencontrée.

Lire aussi

 
Les effets du climat et des saisons sur...
 
Cheveux gras : causes et solutions

Prendre RDV dans un centre près de chez vous