Les hormones ont-elles une influence sur la santé de nos cheveux ?

Posté le 16 Decembre 2020 dans Guides pratiques
Les hormones ont-elles une influence sur la santé de nos cheveux ?
Avec l'âge, les hormones font partie des facteurs qui influencent la santé de nos cheveux. Deux types d'hormones participent à la croissance du cheveu : les œstrogènes ou hormones femelles et les androgènes ou hormones mâles.

Ces influences hormonales varient au cours de la vie, particulièrement chez la femme. La chute de cheveux est seulement temporaire, sauf en cas de maladie. Comment les hormones influencent-elles la santé de nos cheveux ? Explications dans ce dossier.

Les différents types d'hormones et leur influence sur le cheveu

Produites par des glandes endocrines, les hormones sont transportées par le sang vers les follicules pileux. En fonction du type d'hormone, la croissance du cheveu est ralentie ou accélérée. Pour rappel, le cycle de vie du cheveu comprend 3 grandes phases : une phase de croissance (anagène) durant laquelle le cheveu pousse, une phase de stagnation(catagène) puis une phase de repos (télogène). C'est lors de cette dernière phase que la chute de cheveux se produit. La phase anagène est plus longue que les deux autres. Sous l'influence des hormones, la durée et l’intensité de certaines phases peuvent être modifiées.

Voici les différents types d'hormones et leur action sur la pousse des cheveux :

  • Les hormones femelles ou œstrogènes : participent à la croissance du cheveu en prolongeant la phase anagène. Parmi celles-ci, on retrouve la progestérone.
  • Les hormones mâles ou androgènes : dans certaines problématiques , par leur mutation, accélèrent le cycle capillaire en provoquant une chute plus rapide du cheveu. La testostérone fait partie des hormones mâles. Au fil des cycles capillaires, les follicules pileux se rétrécissent et les cheveux repoussent de plus en plus fins. À terme, ils ne produisent plus aucun cheveu, se rétractent et laissent le cuir chevelu lisse avec un fin duvet sans pouvoir recouvrant (calvitie).

Ces deux types d'hormones sont présentes chez les femmes comme chez les hommes, mais pas dans les mêmes proportions. Chez les femmes, le taux d'œstrogènes est plus important. C'est l'une de raisons pour lesquelles la calvitie touche exclusivement les hommes. Mais les femmes ne sont pas pour autant à l'abri d'une chute de cheveux importante ! L'équilibre hormonal varie au cours de la vie.

Les variations du taux d'hormones au cours de la vie

Le taux d'hormones dans le corps varie au cours de la vie, notamment à l'approche de la puberté.

Chez la femme, le taux d'hormones varie à des moments bien précis :

  • Au cours du cycle menstruel ;
  • Pendant la grossesse et après l'accouchement ;
  • À la ménopause.

Cycle menstruel et chute de cheveux

 

La concentration hormonale fluctue au cours du cycle menstruel. Juste après l'ovulation, soit au milieu du cycle menstruel, la chevelure est douce et brillante. Sous l'effet des œstrogènes, les cheveux poussent plus vite et sont visiblement plus beaux. La concentration en œstrogènes commence à diminuer quelques jours avant l'arrivée des règles. Sous l'effet des hormones mâles, les cheveux peuvent avoir tendance à graisser.

Pendant les menstruations, le taux d'œstrogènes est bas. Durant cette période, vous pourriez retrouver plus de cheveux sur votre brosse ou sur votre oreiller. Le phénomène s'accentue à la fin des règles. Plus fragiles, les cheveux ont besoin de davantage de soins à cette période du cycle.

La perte de cheveux après la grossesse

 

Le même phénomène se produit chez la femme enceinte, mais sur une plus longue période. Durant la grossesse, les œstrogènes dominent. Secrétées en très grandes quantités, ces hormones femelles contribuent à la beauté de la chevelure de la femme enceinte : brillante, souple et épaisse. Après la grossesse, le taux d'œstrogènes chute subitement, provoquant une perte de cheveux importante, mais normalement temporaire. On parlera d'alopécie post-partum. La chute de cheveux se concentre essentiellement sur le sommet du crâne.

Rassurez-vous, cette alopécie est passagère. Néanmoins, d'autres facteurs comme le stress et la fatigue peuvent l'accentuer. Jeune maman, prenez soin de vous et reposez-vous pour retrouver vos beaux cheveux rapidement. Soyez vigilantes, il arrive que cette alopécie post-partum perdure sur du long terme, pouvant dans les cas les plus extrêmes provoquer une importante perte de densité (volume) !

La chute de cheveux à la ménopause

 

La quantité d'hormones évoluent également au cours de la vie. Au fil des années, la production d'œstrogènes diminue. À l'âge de la ménopause, les femmes peuvent constater une chute de cheveux progressive et/ou une modification de leur texture.

Chute de cheveux et déséquilibre hormonal permanent : l'alopécie androgénétique

L'alopécie androgénétique est une problématique qui peut toucher les hommes comme les femmes. Elle se caractérise par un déséquilibre hormonal avec des androgènes ayant subit une mutation liée à l’activité trop élevée d’une enzyme particulière. Résultat : les cycles capillaires s'accélèrent, le cheveu s'affine progressivement et la chevelure perd en densité.

Les premiers symptômes de cette alopécie d'origine génétique peuvent se manifester vers l'âge de 20 ans. Les zones dégarnies varient d'une personne à l'autre, et diffèrent chez l'homme et la femme.

Chez la femme, c'est le dessus de la tête qui est particulièrement touché. La perte de cheveux sur le devant du crâne chez la femme provoque un élargissement de la raie centrale. Elle s'étend ensuite sur le dessus du crâne. Les cheveux peuvent également s'affiner sur les côtés, au niveau des tempes et du pourtour des oreilles.

Chez l'homme, les premières pertes de cheveux sont plutôt localisées au niveau des golfes temporaux. Elle se poursuit au niveau du vertex pour toucher ensuite le dessus de la tête en partant de l’arrière.

L'alopécie peut mener à la calvitie chez l'homme, mais pas chez la femme. L'alopécie reste plus diffuse et progresse beaucoup plus lentement que chez l'homme.

Comment prendre soin de ses cheveux sous l'influence des hormones ?

L'influence des hormones sur les cheveux méritent d'être prise en compte dans votre routine quotidienne. Lorsque le taux d'œstrogènes est au plus bas, chouchoutez votre crinière :

  • Utilisez des shampoings nourrissants s'ils sont secs, assainissants s'ils sont gras ;
  • Massez votre cuir chevelu pour stimuler la circulation sanguine ;
  • Adoptez une alimentation équilibrée riche en vitamines et acides gras essentiels ;
  • Limitez le tabac, l'alcool, les graisses saturées et le sucre ;
  • Repoussez les colorations et permanentes pour ne pas fragiliser davantage votre chevelure;
  • Questionnez votre médecin ou gynécologue au sujet de votre contraception et ses éventuels effets alopéciants.
  • Toujours auprès de votre médecin, assurez vous que vous ne présentez pas d’affection tyroidïenne.

Aderans vous propose des soins capillaires adaptés à tous types de cheveux. Une cure de compléments alimentaires peut également stimuler la croissance du cheveu. Si l'alopécie perdure, poussez la porte d'un centre capillaire Aderans pour obtenir un diagnostic précis et un traitement personnalisé.

Volumateur ou top secret, prothèses ou compléments capillaires, dermopigmentation capillaire, luminodermie adaptée, il existe de nombreuses solutions contre une chute de cheveux, quelque soit sa forme, son intensité, quelque soit votre âge . Plus la problématique est ancienne plus sa correction sera longue, alors ne perdez plus de temps !

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