Causes

L’alopécie et la chute de cheveux chez la femme

Notre cuir chevelu et notre chevelure peuvent refléter notre état de santé, nos cheveux sont notre mémoire, mémoire de notre alimentation, mémoire de notre hygiène de vie.

Les causes de la chute de cheveux chez la femme sont diverses et peuvent concerner de multiples critères ce qui rend d’autant plus difficile la détermination de son origine.


Les dérèglements hormonaux, l’alopécie androgénétique chez la femme.

Les dysfonctionnements endocriniens sont susceptibles d’avoir impact négatif et direct sur le cycle du cheveu. Un excès ou un déficit d’hormones thyroïdiennes par exemple entraînent une chute de cheveux qui peut devenir sévère. La pousse est ralentie, le cheveu devient sec et le dégarnissement prononcé.

Mais l’alopécie la plus commune chez la femme reste l’alopécie androgénétique. Nous constatons que ce type d’alopécie affecte de plus en plus de femmes et de plus en plus jeunes. Il est nécessaire d’identifier au plus vite ce type d’alopécie pour maintenir le cycle pilaire dans sa normalité de fonctionnement et réguler les dysfonctionnements séborrhéiques qui l’accompagnent.

Les ovaires produisent des androgènes, hormones mâles, dont la testostérone qui, sous l’influence d’une enzyme : la 5 alphareductase, va se muer en dihydrotestostérone DHT. Cette DHT engendre une accélération du cycle pilaire, donc un affaiblissement progressif du cheveu ainsi qu’une hypertrophie des glandes sébacées.

Ce phénomène conduit à un cycle pilaire court, les cheveux chutent avant d’atteindre leur taille adulte, le cheveu s’assèche ou regraisse très rapidement ce qui peut conduire à des désagréments esthétiques forts.

Les étapes de ce type d’alopécie ont été identifiée depuis 52 ans par le Dr. Erich Ludwig :
 
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Cette classification comprend 3 phases consécutives représentant 95% des cas de l’évolution de l’alopécie androgénétique féminine.

La dégradation se traduit par une perte de densité sur la zone pariétale (sommet du crâne), cette zone s’éclaircit progressivement, et la raie médiane s’élargit puis le dégarnissement devient diffus.

Plus le diagnostic s’effectue tôt plus les conséquences peuvent être maîtrisées.
 


Traitements médicamenteux et chute de cheveux

On le sait depuis plusieurs années, les traitements antibiotiques constituent systématiquement une agression sur le corps et le cuir chevelu.
Qu’ils soient rétinoïdes, hypocholestérolémiants, antithyroïdiens, oestroprogestatifs ou béta-bloquants, des centaines de médicaments sont susceptibles de provoquer une alopécie qui, à long terme, peut s’apparenter à une alopécie androgénétique.
Prioritairement référez-vous à la notice de votre traitement et aux effets secondaires qu’il provoque.

Dans de nombreux cas, il est possible de contenir les effets indésirables par un traitement adapté, ciblé et naturel.
La chute des cheveux pendant un traitement médicamenteux, par le désagrément esthétique qu’elle produit, altère fréquemment la force mentale nécessaire à une solide guérison.

Les solutions esthétiques comme le volumateur ou la perruque permettent de surmonter cette période trop souvent douloureuse.


Efluvium Telogene, Chute Post-partum

L’Effluvium télogène (TE) est une chute brutale des cheveux. Le cheveu passe d’une phase de croissance (anagène) à une phase de mort (télogène). Jusqu’à 1000 cheveux peuvent tomber chaque jour. La cause est un très souvent un événement déclencheur s’étant produit dans les 4 à 8 semaines précédentes (opération chirurgicale, fièvre aiguë, traumatisme, stress intense, maladie…). L’Effluvium télogène peut devenir chronique si le stimulus persiste. A noter que la malnutrition ou la carence en zinc ou en fer peuvent renforcer ou faire perdurer le problème.
Là encore, un diagnostic et une prise en charge rapide permettront de limiter les effets de l’ET et de freiner les possibles récidives.


L’Effluvium télogène post-partum
intervient après l’accouchement. Dans cette phase, les cheveux adultes existants continue de pousser mais les jeunes meurent et tombent en excès.Ce phénomène s’explique par les changements hormonaux de la femme post accouchement : le taux d’oestrogènes chute brutalement. Associé à la fatigue, au manque de sommeil et au stress, ces bouleversements peuvent avoir de sérieuses conséquences sur la densité capillaire.
Cette chute post-partum est très fréquente chez la femme et ne dure que quelques jours. Si elle persiste, une consultation auprès d’un capidermologue s’impose, et avec un traitement léger cette chute se limitera à quelques semaines voire quelques mois si la chute est ancienne.


L’alopécie areata ou pelade

« Il s’agit d’une affection dermatologique susceptible d’altérer, de façon permanente ou non le cycle des phanères : poils, les cheveux, et les ongles. Elle concerne les enfants comme les adultes ». Explique Franck AZAÏS, Directeur Général d’Aderans France. « Nos client(e)s ou patient(e)s souffrent réellement de cette affection qui socialement les handicape. Le choix d’une perruque de qualité permet de vivre cette épreuve sans douleur. La dermopigmentation des sourcils a également beaucoup progressé. Nous aidons ces milliers de femmes à véritablement se retrouver et vivre à nouveau en confiance dans notre univers social si exigeant » ajoute-t-il.

Physiologiquement, des globules blancs, appelés lymphocytes dont le rôle est de neutraliser les éléments pathogènes dans l’organisme, vont entourer le bulbe pilaire qu’ils considèrent, à tort, comme un élément étranger. Il s’agit d’une affection auto-immune inflammatoire.

En général, la pelade est circonscrite à quelques zones du cuir chevelu, et n’est que passagère. Elle n'entraîne pas de zones cicatricielles sur le cuir chevelu contrairement à sa cousine la Pseudo-Pelade. Mais elle peut s’étendre et durer et même atteindre les cils et les sourcils.

Ses formes et ses évolutions sont diverses mais maintenant bien connues : pelade areata, pelade ophiasique, pelade décalvante totale, ….
 

Quels sont les traitements pour une pelade ?

Les produits à base de cortisone, qui auront un effet suspensif mais pas toujours radical, Les produits à base de dérivés de goudron appliqués sur les zones peladique, ces produits sont irritants pour le cuir chevelu.
Les médicaments antihypertenseur et vasodilatateur (2% ou 5%) qui accélèrent la repousse mais jouent un rôle moindre sur l’origine de la pelade.
On relève une prédisposition génétique certaine dans de nombreux cas de pelade Universelle affectant l’ensemble du système pileux du corps.

Les cas de récidives sont fréquents. C’est la raison pour laquelle nos capidermolgues vous expliqueront, par exemple, que la technique chirurgicale de la greffe capillaire sur une zone peladique n’est pas une solution pérenne. Les risques que la zone transplantée soit à nouveau touchée par un épisode de pelade sont trop importants.
 


La pseudo-pelade de Brocq (PPB)

D’origine encore indéterminée, cette forme de pelade touche principalement les femmes âgées de 30 à 50 ans. Elle est généralement progressive, évolue sur une période entre 10 et 20 ans mais exceptionnellement peut évoluer plus rapidement 2 à 3 ans. On observe de multiples plaques localisées sur une partie du cuir chevelu, souvent la zone frontale et le vertex. Ces plaques s’élargissent progressivement laissant une surface lisse et blanche ou rosé. Les cheveux s’arrachent facilement à la périphérie des plaques.
L’énigme autour de l’origine de la Pseudo Pelade de Brocq rend extrêmement difficile son traitement. Là encore la transplantation capillaire chirurgicale sur les zones touchées est rarement conseillée.
L’objectif doit être de limiter son évolution et de trouver au plus vite une solution esthétique adaptée : complément ou remplacement capillaire, volumateur, dermopigmentation du cuir chevelu.
Prenez rendez vous avec un de nos spécialiste capidermologue pour trouver avec lui la meilleur solution.


La trichotillomanie

Il s’agit d’un trouble compulsif au cours duquel, la personne atteinte ne peut s’empêcher de de s’arracher les cheveux. Dû à un stress chronique ou un traumatisme psychologique, ce trouble ne peut se régler que par un simple traitement capillaire : un soutien psychologique est nécessaire. Il existe des formes sévères chez des femmes entre l’adolescence et la quarantaine, entraînant souvent des troubles sociaux majeurs.
La trichotillomanie rentre dans la sphère des troubles comportementaux accès sur le corps, à l’instar de l’onychotillomanie (le fait de se ronger les ongles), ou la dermatillomanie (le fait de se gratter la peau sur certaines zones).

L’examen du cuir chevelu laisse apparaître des plaques alopéciques à limite nette et étendue. Le cuir chevelu est normal. Les cheveux manipulés sont le plus souvent arrachés et parfois cassés à 3mm du cuir chevelu. Toutes les zones peuvent être touchées, mais le plus souvent c’est la zone pariétale qui est la plus touchée ainsi que le côté de la main qui manipule.

Si le soutien psychologique s’impose, la consultation avec un capidermologue va permettre de déterminer une solution esthétique adaptée Par exemple, la pose d’un volumateur ou complément capillaire sur les zones les plus impactées permet régulièrement de freiner voire stopper le geste d’arrachage.


Chimiothérapie, radiothérapie et chute de cheveux

Dans le cas de la radiothérapie, la chute des cheveux intervient 4 jours après irradiation. Les follicules peuvent subir une destruction définitive. De la même manière, les traitements destinés à détruire les cellules cancéreuses affectent le cuir chevelu. La perte capillaire dépend du dosage et de la capacité intrinsèque de l’organisme à encaisser le traitement.

L'alopécie apparaît généralement une à quatre semaines après le début du traitement et disparaît spontanément par la suite.

Il arrive que les nouvelles repousses aient une structure ou une couleur différente.

La correction de la calvitie par une complément capillaire, un volumateur ou plus souvent une perruque doit être envisagée si possible avant le début du traitement afin de reproduire au mieux la chevelure naturelle.

Lorsqu’il s’agit d’une alopécie en lien avec un protocole de chimiothérapie ou de radiothérapie, la chevelure de remplacement est prise en charge par la sécurité sociale sous certaines conditions.

Consultez un capidermologue qui vous indiquera quelles sont les phases d’évolution de votre capital cheveux, et vous orientera vers une socio coiffeuse diplômée qui vous conseillera et accompagnera dès votre première visite jusqu’au retour de votre densité capillaire.