Causes

Les maladies ou les traitements utilisés pour lutter contre certaines maladies peuvent favoriser ou provoquer la chute des cheveux. C’est le cas notamment des dysfonctionnements endocriniens : le cheveu peut devenir cassant, terne et lent à la croissance. 
 

Les troubles hormonaux

Plus courant chez les femmes que chez les hommes lorsque la thyroïde fait des siennes, c’est notre bonne humeur et notre état de santé qui en prennent un coup.
Un déficit d’hormones thyroïdiennes risque de ralentir la pousse des cheveux. Les tiges pilaires peuvent devenir sèches et dans certains cas, les cheveux tombent prématurément et en excès.
Un excès d’hormones thyroïdiennes n’est pas plus bénéfique : susceptible d’entraîner une chute diffuse, pouvant aller jusqu’au dégarnissement complet d’une ou plusieurs zones du cuir chevelu. 
 
Mais la cause de chute de cheveux la plus répandue chez l’homme reste l’Alopécie androgénétique.
Dès l’Antiquité Aristote avait mis en avant l’étude selon laquelle les eunuques et les enfants n’étaient pas soumis à la chute progressive du capital cheveu. Il en déduit déjà l’influence de la production hormonale masculine sur la densité capillaire chez les hommes.
Le phénomène s’explique ainsi. Les hommes produisent en abondance des hormones appelés androgènes. Parmi ces androgènes, la testostérone est une hormone majeure.

Sous l’influence d’une enzyme, appelé 5 alpha reductase, la tostérone se mue en dihydrotestostérone (DHT) qui va engendrer à la fois une accélération du cycle pilaire et un dysfonctionnement de la glande sébacée, le cheveu meurt plus tôt, s’assèche ou regraisse vite, s’affine jusqu’à se transformer en duvet.

Les traitements consistent soit à inhiber les effets de la DHT mais les effets secondaires de ces traitements, comme le Finastéride ou Propécia, agissant sur la qualité hormonale, sont fréquemment vécus difficilement par les personnes traitées. Soit à accentuer la vascularisation par l’application de traitement médicamenteux comme le Minoxidil ou l’Aloplexil.
 
D’autres dysfonctionnements peuvent accélèrer la chute des cheveux. C’est le cas du diabète et du cholestérol, si répandus de nos jours. D’où l’importance une fois votre pathologie révélée par votre médecin de consulter un capidermologue pour envisager les solutions esthétiques ou chirurgicales possibles.
 
 

Les médicaments qui font du mal aux cheveux...

De la même manière qu’un agent toxique peut altérer la qualité du cheveu (lessive, insecticide, effluves de javel, colle, raticides…), les médicaments ont trop souvent des effets secondaires négatifs sur la croissance et le maintien du cheveu.
C’est le cas par exemple de la vitamine A et des rétinoïdes, des hypocholestérolémiants, des antithyroïdiens, des oestroprogestatifs et des bétabloquants.
 

Les effets secondaires de la chimiothérapie

La chimiothérapie est bien évidemment un traitement agressif pour le fonctionnement du cycle pilaire. En essayant d’éliminer les cellules tumorales le protocole de chimiothérapie ne distingue pas parmi les cellules qui se divisent rapidement les cellules cancéreuses des cellules permettant le développement du cycle pilaires.
Encore de nombreux traitement de chimiothérapie provoquent une chute de cheveux et de pilosité, partielle ou totale entre une et quatre semaines après le début du traitement.
Cette perte massive de cheveux ou/et de poils dépend toujours de l’organisme du patient, du dosage et de la durée de la chimiothérapie. Lors de la repousse, on constate régulièrement que le cheveu recouvre une nature différente (couleur, forme, orientation…). 
 
N’hésitez pas à rapidement consulter un capidermologue pour recueillir toutes les informations sur l’évolution de chevelure pendant le traitement de chimiothérapie, sur les gestes importants sur votre cuir chevelu pendant votre traitement, pour vous orienter vers le meilleur choix de perruques en collaboration avec nos sociaux coiffeuses spécifiquement formées pour vous aider à traverser au mieux esthétiquement cette phase du traitement. 
 

L’Effluvium télogène

Commun aux femmes comme aux hommes, l’effluvium télogène se manifeste par une chute brutale des cheveux : le cheveu passe beaucoup trop rapidement d’une phase de croissance (anagène) à une phase d’involution (catagène) puis une phase de chute (télogène).
 
L’élément déclencheur est de nature variée. Il peut s’agir d’une fièvre fulgurante, d’une opération chirurgicale lourde, de la perte d’un proche, d’un traumatisme psychologique fort ou encore d’un épisode de stress intense.
 
Notez aussi que des carences importantes en fer ou en vitamines D (surtout en période hivernale) peuvent expliquer l’apparition d’un effluvium télogène. Le risque est de perdre rapidement une forte masse capillaire et que l’effluvium se chronicise rendant d’autant plus difficile sa stabilisation.

Dès la constatation d’une chute excessive quotidienne, consultez votre spécialiste capidermologue, au plus tôt l’origine de la chute est établie, plus importantes sont les chances de normalisation.
 

Les pellicules et problèmatiques séborrhéiques

Vous le savez, le cuir cheveu est un hypersensible : chaque dysfonctionnement est susceptible de l’affecter profondément. C’est le cas des dermatoses, dont les plus communes sont les pellicules. 

Les pellicules constituent une desquamation chronique du cuir chevelu. Les pellicules sont classées en médecine parmi les « imperfections inesthétiques » à l’instar de l’alopécie et de son stade final la calvitie, ou l’hyposéborrhée (cheveux secs) ou hyperséborrhée (cheveux gras).
Néanmoins, les conséquences sociales et psychologiques sont trop souvent négligées car elles sont susceptibles d’entraîner de gênes réelles et profondes chez certaines personnes, en fonction de l’intensité du phénomène.

Sous cutanée, la glande sébacée a pour but de fabriquer su sébum dont le rôle est notamment de protéger le cuir chevelu contre le dessèchement et de graisser la tige pilaire.
L’apparition des pellicules ou de sa forme inflammatoire, les dermites séborrhéiques, ne sont pas dû à un excès de sécrétion séborrhéique mais à l’influence d’un champignon appelé Malassezia qui va changer la constitution de ce sébum.

Ce sébum ainsi transformé peut engendrer des desquamations importantes, des inflammations, ou des irritations. Les pellicules peuvent apparaître par l’emploi de produits d’hygiènes non adaptés ou de mauvaises qualités ou par un manque d’hygiène personnelle, en raison de dérèglements hormonaux, d’un stress excessif ou d’une mauvaise alimentation, d’un alcoolisme chronique…

Parmi les dermatoses fréquentes chez l’homme, on trouve aussi la dermite séborrhéique (DS), le psoriasis, l’eczema ou encore l’hyperséborrhée.
Seul un médecin est susceptible de déterminer le type de dermatose à laquelle vous êtes confrontés.

Consultez ensuite votre capidermologue, des solutions naturelles et très efficaces existent pour retrouver une cuir chelevu en pleine santé. 
   

Infections et alopécies cicatricielles

L’alopécie cicatricielle est une destruction des follicules pileux qui empêche la repousse du cheveu. Elle commence souvent par une inflammation puis le cuir chevelu devient induré et dépourvu d'orifices pilo-sébacés. 
 
Plusieurs causes peuvent expliquer une alopécie cicatricielle, à commencer par les bactéries (impétigo, folliculites bactériennes, pustulose…), les mycoses (candida albicans, malassezia furfur…), les parasites (poux, gale, chancre…) et les virus (verrues, herpès, varicelle…).
 
Parmi les pathologies qui engendrent une alopécie cicatricielle, on peut citer :
  • Pseudo-pelade de Brocq
  • Folliculite décalvante
  • Perifolliculitis abscedens et suffodiens
  • Dermatose pustuleuse érosive
  • Lupus érythémateux
  • Lichen plan
  • Sclérodermie
 
 

La pelade

Encore mal comprise, la pelade est une perte de pilosité par plaques. On parle aussi d’alopécie en plaques.

Dans près de la moitié des cas, les symptômes apparaissent avant l’âge de 20 ans. Si la cause est mal cernée comme pour la plupart des affections auto-immunes (stress, infection…), des prédispositions génétiques ont été mis en exergue.

La pelade est très souvent mis en parallèle avec un stress important ou un choc psychologique fort. Les avis des spécialistes sont partagés sur ce point. Ce que l’on peut actuellement affirmer c’est que le système nerveux intervient en modulant les propriétés des cellules auto immunes, comme les lymphocytes, par l’intermédiaire des neuromédiateurs. Et ce sont ces mêmes lymphocytes qui vont détruire le développement des follicules pileux. 

Les manifestations de la pelade sont multiples :
  • pelade areata ou pelade par plaque
  • pelade ophiasique
  • pelade décalvante totale
  • pelade universelle
 
 

La trichotillomanie

Ce trouble psychologique est très peu courant chez les hommes.
La trichotillomanie se traduit par un tic de manipulation : la personne qui en souffre touche et enroule ses cheveux au point de les abîmer voire le plus souvent de les arracher. Il s’agit d’un mouvement compulsif qui apparaît souvent chez l’enfant, l’adolescent ou le jeune adulte. Le stress peut être un facteur déterminant dans l’origine du trouble. 

L’accompagnement d’un professionnel psychologue ou psychiatre est alors recommandé.
 
Votre capidermologue vous apportera des solutions esthétiques, un suivi et des conseils précieux. 
 
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